{"id":153,"date":"2022-12-18T12:39:20","date_gmt":"2022-12-18T11:39:20","guid":{"rendered":"http:\/\/vanessakientz.fr\/?post_type=jetpack-portfolio&#038;p=153"},"modified":"2022-12-18T12:39:20","modified_gmt":"2022-12-18T11:39:20","slug":"discours-contre-la-servitude-volontaire-ou-le-contrun-etienne-de-la-boetie-1577","status":"publish","type":"jetpack-portfolio","link":"https:\/\/vanessakientz.fr\/index.php\/portfolio\/discours-contre-la-servitude-volontaire-ou-le-contrun-etienne-de-la-boetie-1577\/","title":{"rendered":"Discours contre la servitude volontaire ou le Contr&rsquo;un, \u00c9tienne de La Bo\u00e9tie, 1577"},"content":{"rendered":"\n<p>Comme son ami&nbsp;Michel de&nbsp;Montaigne,&nbsp;\u00c9tienne de&nbsp;La Bo\u00e9tie d\u00e9voile dans son essai une pens\u00e9e vive en construction. Ce naturel est bien s\u00fbr le fruit d\u2019un art du discours (la rh\u00e9torique)&nbsp; parfaitement ma\u00eetris\u00e9 et ordonn\u00e9. Il tente d\u2019\u00e9tablir les conditions de la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.cnrtl.fr\/lexicographie\/libert%C3%A9\">libert\u00e9<\/a>&nbsp;dans le cadre de la monarchie (il exclut l\u2019\u00e9tude des r\u00e9publiques). Pour cela, il faut rendre possible le bonheur, ne se soumettre ni \u00e0 un ma\u00eetre, ni \u00e0 plusieurs. Il met \u00e0 jour l\u2019absurdit\u00e9 de la domination d\u2019un seul, qui ne tient que tant que ses membres acceptent une souffrance qu\u2019il attribue \u00e0 la peur de se r\u00e9volter&nbsp;: \u00ab&nbsp;ils aiment mieux le souffrir que lui contredire&nbsp;\u00bb. Selon lui, la tyrannie repose sur du vent, car le ma\u00eetre est un \u00eatre comme les autres. La Bo\u00e9tie s\u2019agace, exprime sa col\u00e8re car le malheur viendrait seulement de la faiblesse humaine qui fait que tout le monde ob\u00e9it\u2026 ce qui entra\u00eene avec le temps et l\u2019usure du pouvoir une servitude, une forme certaine d\u2019esclavage. Et la violence d\u2019un seul homme est paradoxalement plus grande que celle d\u2019une arm\u00e9e. L\u2019unicit\u00e9 du pouvoir en induit la concentration&nbsp;: plus il est concentr\u00e9, plus il est dangereux.<\/p>\n\n\n\n<p>La Bo\u00e9tie tente de comprendre comment meurt la libert\u00e9 et raisonne \u00ab&nbsp;\u00e0 t\u00e2tons&nbsp;\u00bb. Il cherche des exemples tir\u00e9s de la culture antique des&nbsp;humanistes de la Renaissance, notamment ceux des guerres m\u00e9diques de l\u2019archonte d\u2019Ath\u00e8nes Miltiade contre les Perses au VI\u00e8me si\u00e8cle avant J\u00e9sus-Christ. Puis plus tard, le sauvetage de la flotte grecque par L\u00e9onidas qui les retient au d\u00e9fil\u00e9 des Thermopyles. Il \u00e9voque \u00e9galement la bataille de Marathon en 490 avant J\u00e9sus-Christ\u2026 Les Grecs, en petit nombre, ont eu \u00ab&nbsp;du c\u0153ur&nbsp;\u00bb et ont vaincu l\u2019ennemi malgr\u00e9 sa sup\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique. Il constate alors l\u2019universalit\u00e9 de la guerre, la banalit\u00e9 du mal. Les peuples se laissent eux-m\u00eames syst\u00e9matiquement \u00abgourmander&nbsp;\u00bb (d\u00e9vorer).<\/p>\n\n\n\n<p>Le plus dr\u00f4le est que l\u2019auteur feint de s\u2019en \u00e9tonner car pour lui la solution serait d\u2019une \u00e9vidente simplicit\u00e9, sans d\u00e9pense aucune. Il suffirait \u00ab&nbsp;de b\u00eate revenir homme&nbsp;\u00bb pour recouvrer un \u00ab&nbsp;droit naturel&nbsp;\u00bb. Mais il conc\u00e8de de fa\u00e7on vraiment provocatrice que ce serait trop facile : les peuples pr\u00e9f\u00e8rent se compliquer la vie. Il interroge alors la pulsion autodestructrice de l\u2019homme qui agirait d\u2019instinct en esclave, mourant en plein combat sanguinaire. Pour d\u00e9montrer cela, il recourt \u00e0 deux exemples analogiques d\u00e9concertants pour le lecteur lettr\u00e9 du XVI\u00e8me si\u00e8cle car ils ne renvoient \u00e0 aucune \u00e9rudition, mais plut\u00f4t au bon sens. Premier exemple&nbsp;: un feu de bois que l\u2019on n\u2019attise pas finit par s\u2019\u00e9teindre de lui-m\u00eame. Et pourtant&#8230; \u00ab&nbsp;Les tirans plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et d\u00e9truisent, plus on leur baille, plus on les sert, plus ils se fortifient&nbsp;\u00bb.&nbsp; Le second exemple est du m\u00eame ordre&nbsp;: une racine sans s\u00e8ve ne fructifie pas&nbsp;: \u00ab&nbsp;la branche devient s\u00e8che et morte&nbsp;\u00bb. A l\u2019issue de l\u2019analyse de ces deux exemples, la conclusion est sans appel. Sans la libert\u00e9, \u00ab&nbsp;tous les maux viennent \u00e0 la file&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Suit alors l\u2019extrait le plus c\u00e9l\u00e8bre de l\u2019oeuvre, un discours pamphl\u00e9taire adress\u00e9 au peuple. Pour d\u00e9noncer la b\u00eatise g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, en utilisant la forme litt\u00e9raire de l\u2019\u00e9reintement. Il en ressort cette proposition \u00e0 valeur g\u00e9n\u00e9rale&nbsp;: \u00ab&nbsp;soi\u00e9s r\u00e9solus de ne servir plus, et vous voil\u00e0 libre&nbsp;\u00bb. Devant la d\u00e9sarmante simplicit\u00e9 de ces propos, La Bo\u00e9tie s\u2019excuse, se juge fou, feint l\u2019autocritique. Il relance \u00e0 ce moment la qu\u00eate impossible d\u2019une m\u00e9thode pour lib\u00e9rer le peuple de fa\u00e7on ludique et faussement r\u00e9gressive&nbsp;: \u00ab Cherchons donc par conjecture, si nous en pouvons trouver, comment s\u2019est ainsi si avant enracin\u00e9e cette opini\u00e2tre volont\u00e9 de servir, qu\u2019il semble maintenant que l\u2019amour m\u00eame de la libert\u00e9 ne soit pas si naturelle \u00bb.&nbsp; En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019auteur mime une prise de conscience, fra\u00eeche et spontan\u00e9e : l\u2019amour de la libert\u00e9 serait le fruit d\u2019un apprentissage, puisqu\u2019il ne serait pas inn\u00e9 (naturel). Cet \u00e9crit commence donc \u00e0 demi-mot \u00e0 avouer sa port\u00e9e didactique. Son objectif&nbsp;: une \u00e9ducation \u00e0 la libert\u00e9, \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9flexion d\u2019une grande \u00e9vidence lib\u00e9ratrice. Mais concr\u00e8tement bien difficile \u00e0 acqu\u00e9rir\u2026 un peu comme le fait que l\u2019apparence de naturel est souvent le fruit du travail, de l\u2019artifice.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment faire pour rester libre&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Naturellement, l\u2019homme ob\u00e9it aux parents, \u00e0 la raison et \u00e0 la libert\u00e9. Ceci est vrai pour tous, il affirme l\u2019unit\u00e9 de la condition humaine qui conduit&#8230; \u00e0 la libert\u00e9 ? Nous habitons la m\u00eame terre, nous nous ressemblons tous physiquement car nous sommes \u00ab figur\u00e9s \u00e0 mesme patron \u00bb, nous communiquons tous par la voix et la parole&nbsp;: \u00ab&nbsp;nous sommes tous compagnons&nbsp;\u00bb. &nbsp;Puis il brise cette belle observation car les hommes s\u2019esclavagisent et s\u2019injurient\u2026 pour une raison bien \u00e9tonnante\u2026 celle d\u2019\u00eatre n\u00e9s non seulement avec la libert\u00e9 mais aussi \u00ab&nbsp;avec affection de la d\u00e9fendre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La libert\u00e9 est un bien pr\u00e9cieux mais fragile&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les animaux, eux, sont naturellement libres, car ils ne supportent pas la captivit\u00e9 qui les fait mourir. Ils se d\u00e9fendent ostensiblement quand on les chasse. Ce \u00ab&nbsp;mal de suj\u00e9tion&nbsp;\u00bb est acceptable selon lui chez les animaux, mais non chez les hommes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tout pouvoir, qu\u2019il soit politique, militaire, ou acquis par h\u00e9ritage, d\u00e9rive vers l\u2019asservissement&nbsp;: \u00ab les semences de bien que la nature met en nous sont si menues et glissantes qu\u2019elles ne peuvent endurer le moindre heurt de la nourriture contraire : elles ne s\u2019entretiennent pas si ais\u00e9ment ; comme elles s\u2019abatardissent, se fondent, et viennent \u00e0 rien ne plus ne moins que les arbres fruitiers\u2026. Les herbes ont chacune leur propri\u00e9t\u00e9, leur naturel et singularit\u00e9 ; mais toutefois le gel, le temps, le terroir ou la main du jardinier, y ajoutent ou diminuent beaucoup de leur vertu : la plante qu\u2019on a vue en un endroit, on est ailleurs emp\u00each\u00e9 de la reconna\u00eetre \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La Bo\u00e9tie nous brosse alors un portrait plus nuanc\u00e9 de la libert\u00e9, id\u00e9e difficile \u00e0 discerner dans la vraie vie, comme si l\u2019objet de son discours se d\u00e9robait. Il interroge l\u2019exemple de la R\u00e9publique de Venise, o\u00f9 r\u00e8gne Licurgue \u00ab&nbsp;le policeur de Sparte&nbsp;\u00bb. Sur une terre dite de libert\u00e9, les hommes deviennent \u00ab&nbsp;des chiens courant au plat et au li\u00e8vre bien qu\u2019ils soient fr\u00e8res&nbsp;\u00bb. La Bo\u00e9tie analyse finement diff\u00e9rents exemples historiques pour constater des actes de barbaries suivis de repentances, d\u2019incommunicabilit\u00e9, de conjurations.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur s\u2019\u00e9tourdit lui-m\u00eame, remet en cause ses propres analyses et perd le fil de son discours : \u00ab&nbsp; \u00e0 quel propos tout ceci ? \u00bb Cette tourmente personnelle le fait \u00e9voluer. Sa col\u00e8re initiale contre le peuple trop ob\u00e9issant est pass\u00e9e : \u00ab je suis d\u2019avis qu\u2019on ait piti\u00e9 de ceux\u2026 ou bien que on les excuse, ou bien qu\u2019on leur pardonne \u00bb L\u2019homme est parfois aveugl\u00e9 par une id\u00e9e qu\u2019il n\u2019a jamais vue&nbsp;: \u00ab si n\u2019aians vu seulement l\u2019ombre de la libert\u00e9 \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les hommes sont-ils capables d\u2019\u00eatre libres&nbsp;?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il rassemble ses esprits, r\u00e9capitule son raisonnement&nbsp;: \u00ab la premi\u00e8re raison de la servitude volontaire, c\u2019est la coutume \u00bb. Constate que certains hommes font exception, de fa\u00e7on certainement autor\u00e9f\u00e9rentielle&nbsp;: \u00ab un mieux n\u00e9 que les autres qui sente le pois du joug et ne se peut tenir de le secouer \u00bb.&nbsp; Ulysse, lui aussi, recherchait sa demeure naturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelles sont les qualit\u00e9s de ces \u00eatres refusant la servitude&nbsp;? Ne pas se contenter de privil\u00e8ges, de na\u00efvet\u00e9, de \u00ab&nbsp;regarder ce qui est devant [son] pied&nbsp;\u00bb. Il faut d\u00e9velopper un \u00ab&nbsp;entendement net&nbsp;\u00bb, un \u00ab esprit clairvoyant&nbsp;\u00bb gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude et au savoir. M\u00eame quand toute libert\u00e9 a disparu dans une soci\u00e9t\u00e9, elle peut encore se savourer en imagination, par les livres et par le partage des id\u00e9es. Cette affaire est extr\u00eamement s\u00e9rieuse. M\u00eame Momos le dieu moqueur s\u2019est abstenu de se moquer de l\u2019homme auquel il manque \u00ab une petite fen\u00eatre au c\u0153ur, afin que par la on peut voir ses pens\u00e9es \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La Bo\u00e9tie prend ensuite la d\u00e9fense de Cic\u00e9ron qui oeuvra gr\u00e2ce \u00e0 ses discours \u00e0 la conqu\u00eate de la libert\u00e9 \u00e0 Rome, mise en \u0153uvre par Brutus et Cassius, assassinant C\u00e9sar. Les autres conjurations romaines n\u2019ont pas fait dispara\u00eetre la tyrannie : \u00ab suis content qu\u2019ils aient montr\u00e9 par leur exemple qu\u2019il ne faut pas abuser du saint nom de libert\u00e9, pour faire mauvaise entreprise \u00bb. Bien s\u00fbr, invoquer la libert\u00e9 ne suffit pas \u00e0 la faire r\u00e9gner pour de bon. Le lecteur est donc indirectement invit\u00e9 \u00e0 remettre en cause sa propre id\u00e9e de la libert\u00e9 quand il la croit acquise. Ceci minimise aussi la port\u00e9e satirique des passages ridiculisant les esclaves\u2026 dans la mesure o\u00f9 tant de gens semblent finalement l\u2019\u00eatre, selon des modalit\u00e9s infiniment vari\u00e9es. L\u2019art de faire croire aux hommes qu\u2019ils sont libres est d\u2019un raffinement extr\u00eame, une illusion certaine.<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de compte, La Bo\u00e9tie reconsid\u00e8re ses arguments de d\u00e9part. \u00ab La premi\u00e8re raison pourquoi les hommes servent volontiers, est pour ce qu\u2019ils naissent serfs et sont nourris tels \u00bb. La coutume est donc naturelle, la servitude \u00e9galement. Comme le dit Hippocrate, m\u00e9decin grec au si\u00e8cle de P\u00e9ricl\u00e8s, les gens deviennent l\u00e2ches. Perdre la libert\u00e9, c\u2019est perdre la vaillance, la vitalit\u00e9, la sant\u00e9. L\u2019historien grec Xenophon avait d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 le malaise et la peur ressentis par les tyrans, tr\u00e8s communicatifs !<\/p>\n\n\n\n<p>Le contre-poison, c&rsquo;est l&rsquo;amiti\u00e9 universelle qui affranchit. La Bo\u00e9tie justifie l\u2019omnipr\u00e9sence de la tyrannie par un \u00e9lan naturel d\u00fb \u00e0 la faiblesse humaine, laissant le mouvement de l\u2019amiti\u00e9 se corrompre en&nbsp;suj\u00e9tion. Comment la n\u00e9cessit\u00e9 naturelle de l\u2019amiti\u00e9 peut-elle d\u00e9g\u00e9n\u00e9rer ? Diverses techniques de manipulation des autres et de soi-m\u00eame d\u00e9voient la&nbsp;nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte de La Bo\u00e9tie est lu dans une s\u00e9rie de quatre&nbsp;vid\u00e9os&nbsp;propos\u00e9e par la cha\u00eene YouTube de Piracy bringer.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;N.B :&nbsp;Les citations sont extraites de l\u2019\u00e9dition Gallimard, collection&nbsp;<em>Tel.&nbsp;<\/em>Le texte int\u00e9gral en fran\u00e7ais modernis\u00e9 est&nbsp; consultable librement en&nbsp;version num\u00e9rique&nbsp;sur le site classiques.uqa.ca, ou disponible avec un glossaire aux \u00e9ditions&nbsp;Garnier-Flammarion.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme son ami&nbsp;Michel de&nbsp;Montaigne,&nbsp;\u00c9tienne de&nbsp;La Bo\u00e9tie d\u00e9voile dans son essai une pens\u00e9e vive en construction. Ce naturel est bien s\u00fbr le fruit d\u2019un art du discours (la rh\u00e9torique)&nbsp; parfaitement ma\u00eetris\u00e9 et ordonn\u00e9. 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